Hépatite B

 

Il y a 400 millions de patients qui ont l’hépatite B chronique (HBV) dans le monde. On estime que 100 millions d’entre-eux vont éventuellement succomber à des complications directement reliées à cette maladie malgré les traitements disponibles sur le marché. Les méthodes thérapeutiques actuellement disponibles ont été associées à de nombreux problèmes dont le développement de résistances, des toxicités significatives et par le manque de réponse curative malgré plusieurs années de traitement.

 

Notre médicament est le premier d’une nouvelle classe antivirale agissant comme inhibiteur de la relâche de l’antigène de surface. Il prévient la relâche de l’antigène de surface par les cellules infectées (hépatocytes) du foie. Il y a de plus en plus d’évidences que l’antigène de surface agit de façon à supprimer la réponse immunitaire au virus de l’hépatite B et contribue ainsi à faire persister l’infection de façon chronique. L’administration de notre médicament à des animaux ou à des humains résulte en une diminution et élimination de l’antigène de surface dans le sang. Cette réduction est associée à une restauration de la capacité du système immunitaire à combattre l’infection tel que démontrée par l’apparition d’anticorps contre l’antigène de surface. En d’autres mots, l’élimination de l’antigène de surface donne aux patients la capacité de combattre efficacement leur infection par eux-mêmes. De plus, en considérant son mécanisme d’action, le développement d’une résistance à notre médicament est très peu probable.

 

En collaboration avec des scientifiques de l’Université Adelaide en Australie, REPLICor  a évalué le potentiel de son médicament antiviral chez le canard infecté par le virus de l’hépatite B, un modèle animal qui prédit bien la réponse antivirale chez l’humain. Nous avons démontré qu’un traitement quotidien avec notre médicament pendant 4 semaines a produit une réponse curative dans plus de la moitié des canards infectés. C’est la première fois qu’une telle réponse curative a été observée dans ce modèle animal. Un tel résultat ne peut pas être obtenu par les médicaments présentement sur le marché. 

Les données préliminaires de notre étude de phase clinique I/II démontrent également que notre médicament est bien toléré et qu’il a une activité antivirale substantielle chez les patients qui souffrent de l’hépatite B chronique. L’administration du médicament est associée à une disparition rapide de l’antigène de surface et une apparition d’anticorps dans la majorité des patients. Cela est suivi d’une réduction substantielle des titres d’ADN viral.